La Trilogie de la Poussière, T1 : La Belle Sauvage – Philip Pullman

"La Belle Sauvage (La Trilogie de la Poussière, T1)" de Philip Pullman

Après et pendant ma lecture de la série Danse!, donc en primaire et début collège, j’ai dévoré et adoré la trilogie À la Croisée des Mondes de Philip Pullman. Imaginez donc la joie qui m’a enivrée quand j’ai appris que l’auteur allait publier une nouvelle trilogie qui commencerait avant ! Dès le jour de sa sortie, je me suis procuré La Belle Sauvage, le premier tome de La Trilogie de la Poussière. J’ai dû me forcer à ne pas lire trop vite, mais je n’ai pris que trois jours pour le lire… Oups !

À l’auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son daemon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d’équipée, doivent s’enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embraque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm.

Pour ceux qui me suivent sur Twitter, vous l’avez sans doute compris, à force de le répéter : j’ai eu un coup de cœur pour La Belle Sauvage. Comme pour sa première trilogie, je n’ai pas pu me détacher de ma lecture, j’ai tellement aimé revoir les noms de Lord Asriel, Mme Coulter et bien sûr de Lyra, j’ai adoré découvrir les personnages de Malcolm et Alice et voir leur relation évoluer sans pour autant devenir une amourette à la mords-moi-le-nœud. Nous sommes alors loin des clichés qu’on peut habituellement voir dans les lectures jeunesse. J’avais une appréhension quant à la découverte de nouveaux personnages, mais j’ai découvert des adolescents très bien écrits et attachants, tout comme l’étaient ceux de la trilogie d’origine.
Toujours dans la lignée d’À la Croisée des Mondes, La Belle Sauvage critique très fortement et ouvertement la religion avec La Ligue de Saint-Alexander et son aspect sectaire et son endoctrinement des enfants au réalisme dérangeant.
Philip Pullman a su il y a vingt ans construire un univers impressionnant, mais ce qui est encore plus dingue, c’est que quinze ans après la fin de la trilogie, il arrive à nous refaire entrer dans ce même univers qu’on aime et affectionne tant. C’est donc sans rechigner que j’ai volontiers replongé dans ce monde dans lequel j’aurais aimé vivre. L’auteur gère excessivement bien le rythme de l’histoire, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Habituellement peu attirée par les road-trip, il fallait vraiment que le livre soit bien écrit pour que j’accroche, et j’ai finalement fait plus qu’accrocher, puisque j’ai eu un véritable coup de cœur ! C’est assez rare pour le mentionner : un roman que j’attendais depuis des années et pour lequel j’avais de très grandes attentes s’est révélé être à la hauteur de mes espérances… et même plus encore !

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