« Au bonheur des fautes » de Muriel Gilbert

Au bonheur des fautes

C’est par pur hasard que j’ai dégoté le livre Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert. J’étais en vacances à Nantes avec mon chéri, on faisait un tour à la FNAC de la ville, il cherchait des manuels d’anglais, pendant que je flânais, errais comme une âme perdue au milieu de ces livres qui ne m’intéressaient déjà pas il y a huit ans quand j’ai passé mon bac… quand soudain ! Mon attention a été attirée par ce livre. J’ai attendu de revenir de vacances pour me lancer dans cet ouvrage passionnant et hautement instructif écrit par une correctrice au journal Le Monde, qui nous explique alors son métier, mais pas seulement.

Comme le chat aime les souris, moi, j’aime les fautes. Les attraper, c’est mon plaisir – et mon gagne-pain : je suis correctrice au journal Le Monde.
Les fautes, elles sont partout car tout le monde en fait. Beaucoup sont drôles ou instructives, certaines sont belles comme des bijoux précieux.
Avec ce livre, j’ai voulu vous ouvrir la porte du bureau des correcteurs, lieu mystérieux où l’on tutoie les dictionnaires et où l’on s’interroge sur la couleur des vaches, la différence entre une mitraillette et une mitrailleuse, les noms des fromages et les accords du participe passé.
Mais je partage aussi mes trucs et astuces pour déceler les fautes en un clin d’œil et vous verrez qu’à l’heure des logiciels de correction rien ne remplace un bon vieux stylo rouge…

Je ne suis pas infaillible, je fais des fautes moi aussi, parfois. Même si j’en fais un peu moins que la moyenne, j’en fais, ça m’arrive. Mais j’aime la langue française sous toutes ses formes et j’aime apprendre des règles que j’ignore. On ne nous apprend pas tout à l’école, et c’est bien dommage. Et même si Muriel Gilbert parle principalement de grammaire, conjugaison, orthographe et syntaxe, elle nous explique aussi qu’être correctrice ne se résume pas à corriger un texte pour qu’ils soient corrects. Non, être correctrice, c’est aussi s’attaquer au fond de celui-ci, en vérifiant les faits énoncés, chose primordiale quand on travaille dans un journal d’ailleurs. J’ai aimé lire que l’auteure n’était pas infaillible, malgré son emploi, qu’elle avait besoin de vérifier une orthographe ou un accord avant de donner une réponse à une question. Le point fort de cette lecture ? Les encarts « Un bonbon sur la langue », nous permettant d’apprendre une règle de français : un vrai régal !

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