Ce qui a changé dans ma vie depuis que je suis maman

Ce qui a changé dans ma vie depuis que je suis maman

Billets d'humeur

Aujourd’hui, mon fils a un an. Aujourd’hui, cela fait un an que ma vie a changé. Bien sûr, un bébé ça change la vie, ça change nos habitudes, ça change notre organisation. Mais, ici, je ne vais pas vraiment parler de ça, plutôt de ma vie dans sa globalité, de ma façon d’être et surtout de penser. Et c’est assez incroyable, un an après sa naissance, de voir à quel point j’ai changé.

Une organisation incroyable

Je ne pensais pas me découvrir aussi organisée ! Travaillant tous les deux à la maison, il a fallu que mon conjoint et moi soyons très organisés pour que l’un s’occupe de notre enfant pendant que l’autre travaille et inversement. Bon, soyons clairs, c’est surtout moi qui le suis. J’ai testé plusieurs plannings où je devais faire rentrer nos heures de travail, ses heures de cours à distance, mes heures de travail pour mon association, le ménage, les courses et autres sorties avec notre fils.

Aujourd’hui, notre planning semble nous satisfaire, même si je pense encore faire quelques ajustements mineurs. Par exemple, on se lève 6 jours sur 7 à 5h du matin afin de pouvoir travailler tous les deux avant le réveil de notre fils, on fait nos courses le lundi matin en famille, on fait le ménage le jeudi après-midi, on passe notre vendredi matin dans une association pour bébés et bambins pour socialiser notre enfant, mon conjoint l’emmène également le mardi après-midi pendant que je travaille… Bref, un emploi du temps de ministre. Et malgré tout ça, on arrive à se laisser une journée entièrement libre (mais finalement souvent occupée par les rendez-vous, la famille et les amis) : le samedi.

Mais il a également fallu que nous soyons plus organisés dans notre façon de travailler. Personnellement, j’ai commencé à faire des to-do lists le soir pour le lendemain. Ça m’aide à être plus productive, parce que j’ai besoin de voir mes tâches diminuer pour me motiver. Je sais qu’on fonctionne tous différemment, mais je pense qu’à force de tester des méthodes, on finit toujours par trouver celle pour laquelle on est fait. C’est pareil pour le planning d’ailleurs. Nous, on est des lève-tôt, donc le réveil à 5h ne nous dérange pas du tout, alors que d’autres préféreront travailler plutôt le soir.

En route vers le minimalisme

Environ 2-3 mois après la naissance de mon fils, j’ai eu comme un déclic, un éclair de lucidité : toutes mes collections diverses et variées ne me procuraient plus du tout de bonheur, et ce, depuis un bon moment. Pire encore, j’étais tellement entourée d’objets, qu’ils ont même commencé à me procurer du malheur. Je me sentais envahie, j’avais comme la sensation de ne plus être chez moi, et j’ai vraiment songé à me débarrasser de tout ça.

Je me suis laissée un bon mois pour y réfléchir, puis, voyant que je ne changeais pas d’avis, j’ai commencé le tri : j’ai vendu ma quinzaine de poupées Animator’s de Disney, mes presque 100 Funko POP! et mes dizaines d’objets de collection Harry Potter. Ensuite, j’ai voulu faire un gros tri dans mes bibliothèques. Vous le savez, j’aime lire depuis toujours. Mais j’ai réussi à me débarrasser de plus de la moitié de mes livres, soit parce que je ne les ai pas aimés, soit parce que je ne les ai jamais lus et que je sais que je ne les lirais pas.

Puis, j’ai sorti tous nos vêtements de notre armoire et j’ai fait 4 piles : je garde, je recycle, je donne, je ne sais pas. Cette dernière pile a été de nouveau répartie dans les trois autres par la suite. Des robes que je n’ai pas portées depuis 4 ans ? Je vends ou je donne ! Des t-shirts à moitié troués que je garde juste parce que je les ai achetés à Villeneuve d’Ascq pendant une énième compétition de GR ? Je recycle ! Je n’ai eu aucun mal à me séparer de 80% de ma garde-robe. Je gardais en tête que, si un jour j’avais besoin de nouveaux vêtements, l’occasion serait une bonne alternative. Le plus difficile a été de se débarrasser de petites objets qu’on garde dans un coin sans trop savoir où les ranger ou quoi en faire. J’avoue ne pas encore être satisfaite sur ce point, mais j’y travaille grandement.

La quête du zéro déchet

Juste après avoir fait le tri par le vide, j’ai envisagé et très rapidement mis en place un mode de vie le plus proche possible du zéro déchet. J’ai commencé par les déchets que produisaient mon fils : les couches, les cotons, les bouteilles d’eau micellaire… J’ai acheté des couches et des lingettes lavables pour remplacer les couches et cotons jetables et j’utilise simplement de l’eau (ce qui est d’ailleurs recommandé) pour son siège. Ensuite, j’ai regardé la poubelle de ma salle de bain : cotons, coton-tiges, bouteilles de shampoing, gel douche, après-shampoing… J’ai commencé par remplacer les cotons jetables par des cotons lavables et je me suis procurée un oriculi en remplacement des coton-tiges. Pour les shampoing, gel douche et après-shampoing, le problème étant qu’on avait pas mal de stock encore, c’est seulement tout récemment que j’ai tout remplacé par du savon de Marseille à l’huile d’olive.

Puis, j’ai commencé à faire ma propre lessive : savon de Marseille (toujours à l’huile d’olive), bicarbonate de soude, cristaux de soude et eau, et le tour est joué ! Après avoir essayé de faire mon propre liquide vaisselle à base d’eau et de savon noir, le résultat n’a pas été concluant et j’ai cherché une solution alternative. Finalement, on utilise du savon de Marseille (vous l’aurez deviné, toujours à l’huile d’olive) qu’on frotte avec notre éponge. En parlant d’éponge, fini les éponges jetables ! Avec des tissus de récup’ et l’aide en couture de ma maman, on utilise maintenant des éponges lavables. Mais récemment, on a été confrontés à un problème : pour récurer certains plats ou la chaise haute de notre fils, c’était plus compliqué. Alors nous avons acheté un grattoir en métal (qui se recycle de toute façon très bien).

J’ai également convaincu mon cher et tendre d’installer un compost sur notre balcon, ce qui nous permet de ne plus avoir de déchets organiques (principalement des épluchures de légumes et des coquilles d’œufs). On y met aussi la litière de nos cinq chats, puisque nous avons changé et opté pour des granulés de bois. Et en plus de tout ça, nous trions bien sûr nos déchets pour qu’un maximum soit recyclé. Le résultat ? Un sac poubelle par semaine, contre trois à quatre auparavant.

Mes autres actes écologiques

Contrairement à ce que semble penser mon entourage, ce n’est pas par économie (même si c’est un effet secondaire appréciable, je ne vais pas vous mentir) que je n’achète que ce dont j’ai besoin, que je fabrique moi-même mes produits et que j’achète d’occasion au maximum… Non, c’est bel et bien pour l’aspect écologique. Parce que la génération de ma mère par exemple ne s’est jamais posé la question du monde que sa génération laisserait à la mienne, je ne m’étais jamais interrogée non plus. Et puis, à la naissance de mon fils, en congé maternité, je passais beaucoup de temps à lire des études et surtout à me poser des questions sur mon mode de vie, et j’ai réalisé à quel point ce monde était pourri et à quel point il fallait réagir vite.

Alors j’ai commencé à envisager d’autres changements dans ma vie, autres que le minimalisme et le zéro déchet. Par exemple, je ne prends pas de douche tous les jours. Je ne prends une douche que si je suis vraiment sale (par exemple s’il a plu et que je suis trempée) ou tout simplement quand j’en ressens le besoin, les autres jours, je me lave rapidement au lavabo. J’achète le moins possible de produits en plastique ou avec emballages plastiques. J’ai acheté plus de couches lavables (je suis passée de 6 à 18) afin de ne plus faire des lessives tous les jours. Je me déplace à pieds ou en transport au maximum (mais comme on travaille tous les deux à la maison, ça limite déjà beaucoup). J’achète le plus possible des fruits et légumes de saison. Bref, la liste n’est pas exhaustive mais vous avez compris le principe, je suppose.

Mes difficultés

Je pensais qu’il serait difficile, pour moi qui ai toujours été très matérialiste, de ne plus acheter (surtout pour mes collections). Mais finalement, c’était le plus simple, je ne voyais que les aspects positifs. La véritable difficulté a été de faire accepter mes choix par ma famille – aucun souci du côté de mes amis qui ont même tendance à partager mon point de vue. Ma famille essaye toujours de m’inciter à acheter des choses neuves ou à m’en acheter elle-même, ce qui ne correspond plus à mes valeurs, surtout quand il s’agit de jouets en plastique alors qu’il existe un équivalent en bois par exemple – et quand bien même il n’y aurait pas d’équivalent en bois, on peut aisément se passer d’un énième jouet dont il se servira 3 fois à tout casser. De même, pour Noël j’ai demandé à ce qu’on n’emballe pas ses cadeaux (il n’avait que 11 mois et demi et ne sait pas encore déballer des cadeaux), mais presque tous les cadeaux étaient pourtant emballés…

Ensuite, j’ai du mal aussi avec les médicaments : je suis sujette aux migraines (très fortes) et seul mon médicament habituel arrive à me soulager (et croyez-moi, j’ai tout essayé). Et quand mon fils a de l’eczéma, je lui mets de la pommade… Idem, j’ai testé mille et une choses mais rien à faire. Mon autre difficulté vient des croquettes des chats et de leur litière, car les emballages sont en plastique non recyclable. Pour « pallier » ça, je privilégie les gros paquets (7.5 kg pour les croquettes et 15 kg pour la litière). Il y a également les boîtes de lait de mon fils, même si je sais que ce n’est pas éternel (d’ailleurs en vérité on finit notre boîte et ensuite c’est fini), mais ça m’embête quand même quand je vois qu’une boîte dure environ 10 jours et qu’elle n’est pas recyclable – je sais qu’il existe des boîtes recyclables, mais pas pour le seul lait que mon bébé supporte. Aussi, je prépare actuellement mon mariage et là encore, difficile de trouver des prestataires sensibles à la cause écologique…

Et après ?

J’aimerais mettre en place d’autres actions en faveur de l’écologie, mais pour le moment ce n’est pas possible – pour diverses raisons. Par exemple, j’ai très envie de passer au vrac pour un maximum de choses, ce qui est possible dans ma ville grâce à deux magasins, mais non envisageable pour le moment car excessivement plus cher qu’en grande surface. De même, pour les mêmes raisons, on ne peut pas se permettre d’acheter notre viande en boucherie, notre poisson en poissonnerie et notre fromage en fromagerie – les prix passent parfois du simple au double ! D’ailleurs, pourquoi pas devenir végétarienne, voire même vegan prochainement ? Ce n’est pas encore quelque chose que j’arrive à envisager sur du court ou moyen terme, mais je ne mets pas cette possibilité complètement de côté. Enfin, vivant en appartement, on ne peut pas avoir notre potager pour le moment, on va simplement planter 2-3 légumes sur le balcon pour cet été, mais on ne peut pas faire plus malheureusement. En tout cas, je cherche par tout les moyens de consommer plus responsable et écologique tout en restant économique.

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