« Celle dont j’ai toujours rêvé » de Meredith Russo

Celle dont j'ai toujours rêvé

C’est après que Lizzie m’a conseillée Celle dont j’ai toujours rêvé de Meredith Russo, que j’ai décidé de l’acheter et de le lire rapidement. Je m’oriente de moins en moins vers de la lecture Young Adult, trop souvent déçue de mes lectures. Mais mon amie me connaissant très bien, je savais qu’elle n’allait pas me conseiller une lecture qui ne m’intéresserait pas… et elle a eu raison ! C’est donc confiante que j’ai débuté la lecture de ce roman traitant de la transsexualité et du harcèlement.

Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir aux autres. Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Amanda comprend que pour être heureuse, elle doit se révéler, au risque de tout perdre. Car le secret d’Amanda c’est qu’avant, elle s’appelait Andrew.

La représentation de personnages LGBT dans la littérature est rare, surtout dans la lecture jeunesse, bien que de plus en plus présente. Je pense qu’il est important d’informer, et ce dès le plus jeune âge, c’est pourquoi je me suis lancée dans ce livre. Ici, nous n’avons pas une plume exceptionnelle, mais l’auteure, elle-même transsexuelle, y met tout son cœur, et ça se sent : c’est poignant, émouvant, bouleversant. Meredith Russo raconte à travers cette fiction une partie de ce qu’elle a pu vivre lors de son adolescence. Si le thème de la transsexualité est fortement abordé, celui du harcèlement l’est bien sûr également, ainsi que celui de l’orientation sexuelle, de l’amitié et de la famille, qui sont des valeurs très fortes dans Celle dont j’ai toujours rêvé.

Nous suivons ici une jeune fille qui a déjà passé l’étape de la transition et qui veut garder son passé pour elle, surtout quand elle tombe amoureuse d’un garçon du nouveau lycée où elle est scolarisée, après être retournée chez son père, avec qui le dialogue a parfois du mal à passer. L’histoire peut paraître un peu lisse, voire simple, au premier abord, car même si Amanda est victime de harcèlement, elle a toujours ses parents, elle a un soutien émotionnel grâce au groupe de parole, rien ne laisse paraître à son apparence qu’elle était un homme auparavant (tout le monde le dit, d’ailleurs, elle est incroyablement belle), elle a donc vécu une transition relativement « facile »… Certains pourraient donc être déçus, notamment s’ils imaginaient plus de difficultés pour la jeune femme, mais j’ai trouvé qu’il était nécessaire de montrer que toutes les transitions ne sont pas un cauchemar. De plus, avec le recul, je pense surtout que ce roman est là pour informer, pour éduquer, plus que pour divertir. Avec une fin ouverte, Celle dont j’ai toujours rêvé délivre un message d’espoir, de bienveillance. Je salue le courage de l’auteure d’avoir couché sur le papier son histoire et ses émotions dans Celle dont j’ai toujours rêvé. Je n’ai pas eu un coup de cœur incroyable à la fin de ma lecture, mais je l’ai assez appréciée pour facilement la recommander à mon entourage.

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