Harcèlement scolaire

Harcèlement scolaire #5 : Conclusion et bilan

Dossiers,  Harcèlement scolaire

Si vous n’avez pas lu le début de ce dossier sur le harcèlement scolaire, rendez-vous ici tout de suite !

Je ne pourrais jamais dire que le harcèlement a forgé mon caractère (c’était même plutôt l’inverse), mais il définit clairement qui je suis actuellement. Ce dossier a été très difficile à écrire, je ne vous le cache pas. J’ai pleuré à chaudes larmes quand j’ai mis à plat ce qui m’était arrivé et les conséquences qui en ont découlé. Mais je suis fière de ce travail. Je suis fière d’avoir réussi à mettre des mots sur tout ça. Je suis fière de dire que j’œuvre contre le harcèlement scolaire et surtout contre sa banalisation (vous savez, la fameuse phrase « oh ça va, c’est juste des gamineries ! » qu’on entend souvent des adultes n’ayant jamais subi de harcèlement). Je suis fière d’être une personne engagée, d’avoir des avis et de tenir mes positions.

Alors, non, ce harcèlement ne m’a pas rendue forte ou que sais-je d’autre de positif, il n’a fait que retarder le moment où la personne que je voulais être sorte enfin. Trop longtemps j’ai voulu entrer dans le moule que la société nous impose, trop longtemps j’ai voulu faire plaisir aux autres sans penser à mon propre bonheur. C’est seulement il y a environ cinq ans que j’ai réalisé que je n’étais pas moi. Je me transformais selon les personnes que je fréquentais. J’ai même eu des propos racistes et transphobes il y a encore quelques années, tout ça pour me fondre dans une masse que je n’aimais et qui ne me correspondait même pas !

Je finirais juste ce dossier par dire que j’en ai marre que les gens disent « le seul moyen de contrer le harcèlement est d’en parler ». Pour deux raisons. Tout d’abord, parce que le corps enseignant et les équipes administratives minimisent presque constamment le harcèlement scolaire et jugent qu’il s’agit de « gamineries ». Ensuite, parce que, BORDEL, le problème ne vient pas des VICTIMES qui ne disent rien, mais des HARCELEURS qui harcèlent. Pour mon cas, j’ai parlé une fois… pas deux. Clairement, après avoir parlé de mon problème à un CPE, le problème s’est aggravé et a contaminé d’autres classes, si bien que je n’étais en sécurité absolument NULLE PART.

Laisser un commentaire