Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

Chroniques,  Cinéma

La semaine de sa sortie au cinéma, je suis allée voir le deuxième volet des Animaux Fantastiques intitulé Les Crimes de Grindelwald. J’avais pas mal apprécié le premier film, car j’ai trouvé qu’on retrouvait très bien l’univers et l’ambiance de Harry Potter, mais étant très fan de l’oeuvre d’origine, j’appréhendais beaucoup la suite… Autant vous le dire tout de suite : il y aura des spoilers dans cet article !

L’œuvre en bref

Titre original : Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald
Titre français : Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald
Réalisateur : David Yates
Acteurs : Eddie Redmayne, Katherine Waterson, Dan Fogler, Alison Sudol, Jude Law, Johnny Depp…
Pays : Angleterre et États-Unis
Date de sortie : 14 novembre 2018

1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.

La bande annonce

Ce que j’en ai pensé

Je ne dirais pas que j’ai détesté ce deuxième film des Animaux Fantastiques, mais je ne l’ai clairement pas apprécié. Malheureusement, je me suis retrouvée devant un film rempli de fan service et, même si je m’y attendais un peu, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant. Déjà, dès la scène d’ouverture, j’ai été déçue : il fait sombre, il y a de l’orage et des sorts fusent dans tous les sens. On ne voit rien, on ne comprend rien.

J’ai également été heurtée par les incohérences de l’histoire. À plusieurs reprises nous voyons les personnages transplaner dans l’enceinte de Poudlard alors qu’il est clairement indiqué dans les livres et dans les films Harry Potter que c’est une chose impossible. Ensuite, et tout le monde en a déjà parlé donc je ne vais pas m’éterniser dessus, nous avons une Minerva McGonagall déjà professeure à Poudlard alors qu’elle est censée être âgée de 8 ans ! Sur le coup, j’avoue que je n’ai pas fait attention car j’étais heureuse de revoir un personnage connu de tous (comme quoi, le fan service fonctionne !), mais je ne pardonnerai pas à J.K. Rowling une telle faute.

Côté scénario, je n’ai pas aimé la façon qui me semble forcée dont Queenie et Jacob sont revenus dans l’histoire alors qu’ils n’étaient pas censés revenir pour le deuxième opus des Animaux Fantastiques. Encore du fan service ! Et c’est sans compter sur toutes les révélations qui montent crescendo pendant tout le film. J’ai adoré apprendre que Nagini était une maledictus… Mais on sent que c’était juste pour amener au troisième film qui sera très probablement centré sur la rencontre entre Tom Jedusor et Nagini. En effet, dans ce film, Nagini, aussi intéressante soit-elle, est tout simplement inutile !

Je vais parler de Croyance, bien sûr. On sait qu’il est très puissant, Grindelwald le recherche pour ça, Tina le recherche pour le compte du Ministère de la Magie et Norbert et Dumbledore veulent le protéger… On ne comprend pas encore trop pourquoi tout ce beau monde le recherche à tout prix, jusqu’au twist final : Croyance serait Aurelius Dumbledore, un frère caché de la fratrie Dumbledore. Juste après être sortie de la salle de cinéma, je ne savais pas quoi en penser, il a fallu que j’y réfléchisse quelques jours pour me faire un avis. Finalement, pourquoi pas ? On sait que la famille Dumbledore est complexe et qu’Albus a toujours été très secret à ce sujet, donc ça ne m’étonne franchement pas qu’il ait un frère caché.

Enfin, je terminerais par parler de la puissance de la magie de Grindelwald… Albus Dumbledore n’était pas censé être le mage le plus puissant de sa génération ? Non, parce que là, j’ai un sérieux doute quand je vois la scène où il est à deux doigts de détruire Paris à la fin du film… Pour le coup, ça m’a beaucoup dérangée, d’un moment à l’autre je m’attendais à voir surgir la magie surpuissante d’Albus, mais il n’en a rien été.

J’avoue avoir beaucoup pointé le négatif dans cet article, alors je vais quand même parler des jeux d’acteur d’Eddie Redmayne, d’Ezra Miller et de Zoë Kravitz, sans parler de l’incroyable prestation de Jude Law qui nous a joué un Albus Dumbledore absolument parfait et au charisme indéniable. J’ai eu beaucoup de mal avec le Grindelwald de Johnny Depp que j’ai trouvé plutôt fade, mais il semblerait que je fasse partie d’une minorité à ce sujet.

Finalement, mon ressenti global se résume à… Ce deuxième film des Animaux Fantastiques me laisse un goût amer, je suis restée sur ma faim et je continue de me dire que « ça servira pour la suite ». Il est aussi transitionnel que le premier est une introduction et pour un second film sur une saga de cinq prévus, c’est franchement dommage…

La citation de la fin

Il n’y a pas de créatures étranges, il n’y a que des gens ignorants.

Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

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