Les Potes

Les Potes (Netflix)

Chroniques,  Télévision

Pour être tout à fait honnête, je n’aurais jamais lancé le film si Lucy Hale, Austin Butler et surtout Kathryn Prescott, que j’ai découvert dans Skins puis suivie dans Finding Carter, n’étaient pas au casting. Le résumé de Les Potes est tout ce qu’il y a de plus banal et, franchement, ne donne pas envie d’appuyer sur Play. Mais avec ces trois acteurs à l’affiche, j’ai tout de même décidé de me lancer dedans, un jour où je n’avais rien à faire de spécial…

L’œuvre en bref

Titre original : Dude
Titre français : Les Potes
Réalisatrice : Olivia Milch
Acteurs : Lucy Hale, Kathryn Prescott, Alexandra Shipp, Awkwafina,…
Pays : États-Unis
Date de sortie : 20 avril 2018

Dans cette comédie d’apprentissage, quatre amies vivent intensément leurs deux dernières semaines de lycée, ponctuées de bouleversements divers. La fin d’une époque.

La bande annonce

Ce que j’en ai pensé

Vous pensiez rire devant ce film ? Raté ! Vous pensiez être émus en le regardant ? Encore raté ! Et si vous pensiez ne serait-ce qu’apprécier Les Potes, franchement, c’est triplement raté… Le film se voulait être une sorte de chronique adolescente sur la fin d’une ère, avec séparations à la clé pour poursuivre leurs voies professionnelles respectives, mais il n’en est rien. On se retrouve ici plutôt avec un amas de stéréotypes sur les adolescents (ils ne pensent tous qu’à faire la fête, à fumer, à se droguer et à boire, c’est bien connu !), rendant la majorité des personnages complètement sans intérêt et très peu attachants, pour ne pas dire pas du tout pour certains.

Attention, la suite contient des propos concernant le sexe et le viol.
Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec ses thèmes, passez tout de suite à la conclusion.

Je regrette vraiment le message passé à travers Les Potes : la drogue, c’est coooool. Et le viol ? Ce n’est pas grave ! Oui, parce qu’il faut que je revienne sur une scène en particulier de ce film. Une scène qui m’a profondément choquée. Lors d’une énième soirée alcoolisée, le personnage de Lucy Hale, Lily, se retrouve rapidement au lit avec un jeune homme qui commence à lui faire un cunnilingus. Jusqu’ici, les deux personnages sont consentant, jusqu’à ce que l’homme lui annonce qu’elle mouille trop pour lui et qu’il commence donc à la pénétrer sans son consentement, malgré ses « Qu’est-ce que tu fais ? », « Non » et « Arrête » répétés. Une scène violente, mais tournée d’une façon à rendre cet acte banalisé. Cette scène n’est alors plus jamais mentionnée dans le film, le mot « viol » n’est jamais prononcé et la seule conséquence que recevra le violeur sera un coup de genou bien placé par Lily, histoire de « clore » rapidement cette histoire glauque. Ce viol est alors seulement perçu comme une « anecdote pas très sympathique » dans la vie de Lily, alors qu’il aurait clairement fallu le traiter bien plus en profondeur, ne serait-ce qu’en précisant qu’il s’agissait effectivement d’un rapport sexuel forcé.

Finalement, mon ressenti global se résume à… Un film vide et sans intérêt, puisqu’on y retrouve beaucoup trop de clichés (et parfois des thèmes importants non ou mal traités) accumulés en l’espace de seulement une heure et demi.

La citation de la fin

Tu penses que tu sais tout ? Mais tu sais que dalle !

Les Potes

Laisser un commentaire